Décapité le 16 octobre 362, le martyre est célébré chaque année

 Fidèles à Saint Elophe

 

Chaque année des centaines de pèlerins viennent célébrer l'anniversaire du premier martyr vosgien.

L'église était pleine lundi pour célébrer l'anniversaire du martyr céphalophore, Elophe, décapité le 16 octobre 362 sous le règne de Julien l'Apostat. C'est l'abbé Lambert qui célébrait l'office, entouré de plusieurs prêtres, l'abbé Houot, l'abbé Philippe, l'abbé Lallemenad, l'abbé Robert Grange. C'est l'abbé Houot qui retrace la vie du martyr pour les fidèles rassemblés dans l'église de Saint Elophe. Saint Elophe le premier martyr vosgien aurait été condamné à avoir la tête tranchée par le général Salluste. Une armée romaine basée en bordure de la voie Lyon Trêves sur le Mont Julian. Une armée qu'il fallait bien distraire, et sans doute un amphithéâtre de fortune avait il été installé en contrefort du "bois Catherine" comme le montre l'ellipse du terrain à cet endroit. Un endroit où a été élevé la chapelle sainte Epéothe, départ de la légendaire ascension du martyre décapité qui avait choisi son lieu de sépulture en haut de la colline voisine.

C'est ainsi que la légende rapporte que le grand corps décapité a ramassé sa tête et l'a portée pendant près d'un mille, parsemant son chemin de manifestations miraculeuses. Un témoignage inscrit dans la pierre dans la localité, avec une étape comme la Fontaine, l'endroit supposé avoir lavé la tête du martyre. La Reculée nous apprend que l'endroit aura été choisi par le saint pour se dérober à la vue des soldats romains partis à sa poursuite. Dans le cimetière une chapelotte abrite le siège de Saint Elophe encore appelé ici la Chaire, une pierre qui aurait épousé la forme du corps d'Elophe, qui aurait rendu son dernier soupir à cet endroit. Des symboles forts de l'Église comme l'eau, l'obscurité marqués dans la pierre. Une légende, une histoire remémorée chaque année le lundi qui suit le 16 octobre.

Un office suivi de la non moins célèbre procession des reliques qui consiste à charger le reliquaire en forme d'église qui protège les pieux ossements sur les épaules de quatre forts gaillards et à partir en chantant psaumes ou cantiques à la gloire du martyr immortel à travers le village. Une cérémonie que de très nombreux fidèles suivent avec ferveur.

 Fidèles en famille

 

 

Grit Walsch, une jeune allemande en pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle de passage le jour du pèlerinage à Saint Elophe : tout une histoire !C'est à Saint Jacques de Compostelle que va Grit Walsch ! 

 Sur son chemin qui la mène d'Allemagne à Saint Jacques de Compostelle, Grit est passée par Saint Elophe. Une étape c'est vrai signalée sur tous les guides allemands comme un passage obligé pour ses ressortissants. Ce qui est moins banal, c'est que la jeune femme s'est trouvée à passer le jour du pèlerinage à Saint Elophe. C'est encore moins banal quand on sait qu'en 965, Saint Gérard, alors évêque de Toul, se rendait dans notre village pour y prélever les ossements de notre saint martyr local. Faisant trois parts, une qu'il laisse (quand même !) dans notre église, une pour lui à Toul, et une troisième part -la plus importante- qu'il offre au prélat de Cologne en remerciement de la charge d'évêque qu'il lui devait. Créant ainsi un lien étroit, sinon intime, entre l'Allemagne et la France. Que Grit ait cheminé ce jour là vers le village méritait bien l'accueil que lui a réservé l'association Conservation du patrimoine et sa présidente. La jeune femme qui ne demandait qu'un peu d'eau chaude, a aura été spontanément invitée à la table des pèlerins. Profitant de l'aubaine d'un premier repas chaud qu'elle s'offrait depuis son départ le 30 septembre dernier. Un périple qui devrait durer une centaine de jours ! Bon voyage.

Les soeurs Bellamy au pèlerinage

 

Si elles ont quitté le village au fil des années, les familles originaires de saint Elophe n'en sont pas moins fidèles à leur saint martyr. Quelques grandes familles aiment ainsi à se retrouver le jour du pèlerinage. C'était le cas des huit soeurs, Luce, Renée, Denise, Yvette, Odette, Berthe, Louisette et Marie Rose Bellamy qui se sont prêtées de bonne grâce à la photo... de famille, à la salle qui les accueillait pour le pot de l'amitié offert par la paroisse.

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